REGION DE MOPTI
Carte d’identité de la 5ème région administrative du Mali avec une superficie de 79 017 Km2 pour une population de 1 473 000 habitants composés de peulh, Dogon, Bozo, Bambara, Songhaï, Bobo.
Hydraulique : Fleuve Niger-Bani-Koli-Koli-Barrousso, Sourou, Lac débo, Niangaye, Korientzé
Découpage Administratif : 08 cercles 55 Ex arrondissement s 108 communes 2020 villages
Activités Economiques : Agriculture-élevage pêche artisanat.
Sites touristiques : Pays Dogon (Sangha-Iréli), Djenné, hamdallaye, lac débo
Unités industrielles : Fabrique de matelas, boulangerie, rizerie.
Etablissements bancaires : BCEAO, BDM, BNDA, BIM, BMS, BMIL, WESTERN UNION transfert d’argent.
Etablissements socio sanitaires : Hôpital régional-centre ophtalmologique-atelier de lunetterie-cliniques privées.
Établissements secondaires : lycée Hamadoun DICKO-Lycée privé- Lycée Bandiagara-Lycée Koro-Centre de Formation Technique (CEFOTESK)-institut de formation des maîtres (IFM) Ecole secondaire de la santé (ESS).
La Région de Mopti créée en 1961 couvre une superficie de 79017 km2 avec une population de 1 473 000 habitants. Les principales ethnies qui y résident sont les peulhs, dogon, bozo, bambara, sonrhaï, bobo et mossi.
Deux zones naturelles distinctes sont généralement reconnues pour symboliser la géographie de la Région de Mopti : la zone exondée et de la zone inondée. La première couvre les Cercles de Koro, Bankass, Bandiagara et Douentza, tandis que le second synonyme d’enclavement désigne les Cercles de Mopti, Djenné, Ténenkou et Youwarou.
Mopti doit sa réputation de Région touristique essentiellement ai pays dogon et à la vielle cité de Djenné classés au patrimoine culturel mondial. Les activités rurales (élevage, pêche et agriculture) qui l’ont toujours caractérisée ont été mises à rude épreuve par les années successives de faible pluviométrie. Ainsi, les fleuves Niger et Bani demeurent des atouts naturels pour cette Région par delà les conséquences d’une pluviométrie. Au titre de l’année 2006, dans la Région de Mopti,
Région frontière avec le Burkina-Faso, les activités menées par les différents acteurs du développement que sont les Représentants de l’Etat (Gouverneur, Préfets et sous-préfets), les services déconcentrés, les organes des collectivités, les partenaires au développement, ont été perturbées, par une mauvaise pluviométrie.
La mise en synergie de toutes les intelligences et de toutes les actions positives courantes, se fait sous forme d’approche communautaire malgré un déficit presque chronique en ressources humaines (effectifs de qualité).
Le même déficit est caractéristique de certains services déconcentrés de l’Etat dont l’appui conseil ou la prestation est contourné ou mis en veilleuse par le recours quelque fois non justifié à des prestataires privés.
Par contre, les 117 collectivités (108 communes, 08 conseil de cercle et 1 Assemblée Régionale) bénéficiant d’une assistance de sources diverses (appui de l’Etat, appui des projets et programmes, appui de la coopération décentralisée) oublient la mobilisation de leurs ressources internes.
D’une commune à l’autre, d’un cercle à l’autre, les comportements sont variés et il en va de même des résultats de l’année. Au total des acquis importants sont à capitaliser et à améliorer tantôt au prix des formations et des moyens financiers à organiser, tantôt au prix d’une réorganisation institutionnelle et fonctionnelle des rôles et acteurs en charge du développement socio-économique de la Région.
La Région de Mopti, cosmopolite de par la présence de populations aux cultures divers avec comme ethnies les Dogons, Peulh, Bozos, Songhaïs ; Bananas est un véritable carrefour entre la zone nord et la zone sud du Mali.
Partagée entre la zone inondée et une zone ex-ondée, Mali (Région) connaît également des activités économiques de cet avantage géographique : à savoir l’élevage, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le tourisme et le commerce.
VIE ECONOMIQUE :
Les principales activités économiques de la région sont : l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce, le tourisme et l’artisanat.
L’agriculture de la région est largement tributaire des aléas climatiques et du niveau de crue des fleuves parce qu’elle est essentiellement basée sur les cultures exondées (mil, sorgho, fonio), les cultures maraîchères et la riziculture en zone inondée. La campagne agricole 2004-2005 a été fortement marquée par l’invasion acridienne (cercle de Douentza, Youwarou, Ténenkou, Bandiagara et Koro) doublée d’une mauvaise pluviométrie et d’une crue insuffisante du Baní toutes choses qui ont justifié la distribution gratuite de 5 173 tonnes de mil dans les 43 communes les plus affectées par le sinistre.
L’élevage dans la région est de type extensif et revêt un caractère fortement culturel qui fait du bétail un potentiel économique mal exploité. La réorganisation des éleveurs et leur orientation vers des perspectives mieux adaptées s’imposent dans cette zone encore considérée comme l’une des plus importantes en production de cheptel. L’organisation pastorale originelle de la région remonte à la « Dina » de Sékou Ahmadou (1821) et se manifeste encore avec force et plaisir à l’occasion des traversées de troupeaux et du séjour de ceux-ci dans les différents pâturages.
La pêche la région de Mopti étant à moitié située au cœur du delta central, elle consacre une zone piscicole par excellence.
La production halieutique est commercialisée sous forme de poisson séché, fumé et frais alimentant outre l’autoconsommation des producteurs et les commerces intérieurs un fort courant d’exploitation à destination de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso. La ville de ville de Mopti au centre du delta abrite à cet effet le plus grand port de pêche artisanal de l’Afrique de l’Ouest... L’artisanat connaît un essor certain grâce à son organisation au sein des structures de la fédération nation des artisans et la chambre des métiers. Une direction régionale de la promotion de l’artisanat a été créée en 2004 pour soutenir et consolider les acquis encore fragiles dans ce domaine.
Les localités se sont spécialisées dans la production de certains articles :
- Laiterie à Ténenkou et à Youwarou ;
- Masques de statuettes et paniers carrés à Bandiagara ;
- Sandales en cuir à Douentza ;
- Poteries à Mopti.
Le commerce activité économique très important de la 5ème région, concerne surtout les produits de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat. Les partenaires commerciaux sont le Burkina, la côte d’Ivoire et le Ghana.
Le lancement de la saison touristique 2003 a donné l’occasion aux populations et aux opérateurs concernés d’avoir une meilleure perspective du gouvernement en matière de développement de ce secteur. Les formations données aux hôteliers devenus nombreux depuis la CAN2002 et aux guides touristiques complètent les efforts consentis au plan du transport aérien au travers des vols charters organisés en Europe et directement accueillis à Sévaré sans transit.